mercredi 16 Juin 2010
à 19 heures
au Musée-Château d'ANNECY
EN AFRIQUE...
L'ECOLE COMME CONCEPT DE DEVELOPPEMENT
Regard d'architecte
extrait de la monographie Global Award, écrite par Marie-Hélène Contal
À Gando, Dano, Ouagadoudou, l’architecte construit des écoles et des équipements, toujours rationnels, économes et d’une sobriété de lignes qui traduit la vérité du processus et des moyens. Il peine cependant à convaincre les autorités qu’une architecture aussi endogène puisse o$rir mieux que les modèles d’importation occidentale.Francis Kéré a aussi des projets en Inde, au Yémen, en Espagne… La communauté mondiale
a reconnu l’intérêt d’une démarche qui transpose intelligemment le rationalisme écologique pour contribuer au développement de son pays.
À Gando, son village d’origine et l’épicentre de son action, plus de 700 élèves sont désormais accueillis, au #l des extensions. Un centre d’hébergement, un jardin et des salles de classe ont été ajoutés. Suivront des logements pour les professeurs et un terrain de sport. Pour Francis Kéré, ce projet fondateur se résume « en un concept climatique qui permet de développer en économisant l’énergie »
AvecClaire Olivier, présidente de l'association Mali
autour du film présentant la démarche de Diédébo Francis Kere architecte lauréat du Global Award 2009
Une conférence débat autour de 3 thèmes 1. le matériau terre et la pierre ciselée
2. l'implication de la population locale
3.
l'école comme source de développement
La soirée s'articulera autour de la présentation de l'école de Begnemato au Mali et la projection du film des GA sur Francis KERE présentant son travail et la construction d'une école au Burkina-Faso.
Vendredi 19 mars 19h I ANNECY I
Galerie Chambre Claire, 34 av. de Loverchy
Regard d'architecte sur Alvar Aalto
« J’ai l’impression que la vie comporte de nombreuses situations, dans lesquelles l’organisation est trop brutale ; l’architecte a pour tâche de conférer à la vie une structure sensible. » Alvar Aalto
avec Emmanuelle Blanc, photographe architecte et Martin Meade, historien d'architecture. En résonance avec l'exposition Terre/Eau à la galerie Chambre Claire.
Diplômée d'architecture, Emmanuelle Blanc a choisi de photographier l'architecture plutôt que la concevoir. Elle découvre au rythme du pas, des bâtiments qu'elle aime et en capte des traces en gardant l'oeil de celui qui les habitent ou les traversent. - Ce sont les bains des docks réalisés par Jean Nouvel au Havre, la maison Carré d'Alvar Aalto, les maisons de terre du Burkina Faso ou autre architecture remarquable. Pas de grand angle, mais des prises de vue lentes et concentrées sur l'émotion dégagée par les espaces construits.
MARTIN MEADE, l'architecture d'Aalto
"Louis et Olga Carré ont donné carte blanche à Aalto en venant habiter à 40 kms de Paris. Ils ont tout abandonné, leurs meubles, leurs objets. L'architecture d'Alvar Aalto s'inscrit dans une époque où l'on adopte un autre regard sur les constructions vernaculaires dans un jeu de pleins et de vides ouvrant sur la modernité. Avec un traitement des couleurs en applats, des balcons filants, l'architecte finlandais nous place dans la région parisienne en avec la sensation d'être plus au Sud. Sa conception de l'architecture est totale. Dans la maison Carré, il réalise tout : la maison, les meubles, les tapis, les poignées de porte et les fait produire. Son rapport au site et aux fonctions est d'une rare intelligence. Il travaille l'architecture comme une matière dans une grande complicité avec la nature."
Mouvements captés
projet photographique sur la maison Carré de Alvar Aalto " Il s’agit pour moi d’interroger, de déplacer les limites
de la photographie pour exprimer l’espace, mais aussi es mouvements et les déplacements."
Avec Martin Meade > Né en 1945 à Bath, Angleterre.
Inspecteur des monuments historiques au Ministère de l’environnement, Direction des monuments historiques de l’Angleterre et du Pays de Galles, de 1969 à 1980. Correspondant de The Architectural Review depuis 1980
et professeur à l’Ecole spéciale d’architecture.
Depuis 1983, Martin Meade organise des voyages d’étude en Europe mais aussi en Inde.
Mouvements captés dans la maison Carré par EMMANUELLE BLANC
"Je travaille avec la lumière, même si elle est voilée, comme un paysan avec la météo. Je cherche à montrer les volumes. En quelque sorte, je photographie des "paysages". Dedans, on ne voit personne et pourtant on répère des signes de présence humaine dans les objets et autres éléments laissés au regard."
"La maison Carré est sensuelle. Son rapport au corps s' inscrit à l'échelle de chaque mobilier et son rapport à la nature est intelligent. Sa structure semble d'abord très simple, puis elle se dérobe et nous perd. Au fil des jours, de tous petits détails émergent : l'alignement des lames de parquets avec le carrelage, le choix des dessins ou des tapis. Des séquences spatiales déroulent les fonctions du bâti : l'envolée du plafond, une baie vitrée qui dirige le regard vers un mur, la grandiloquence du hall d'entrée. La maison Carrée est à la fois une habitation, un lieu de réception et un lieu d'exposition."
ARCHIVES
SHIGERU BAN fait salle comble à Annecy
Regard d'architecte I 25.06.2009 à 12h15 I Annecy/ Musée-ChâteauI Organisé par la MA74 en collaboration avec le Palais de l'ïle
SHIGERU BAN Humaniste, fonctionnelle, ingénieuse, poétique, l'architecture de Shigeru Ban recycle des matériaux préfabriqués - containers, tubes de carton, textiles et redéfinit nos façons d'explorer l'environnement ou les modes d'habiter. Maison sans mur, façades escamotables, espaces flexibles, chambres à coucher mobiles... Le Japonais ouvre l'espace et crée des agencements modulables. Déshabille les maisons pour privilégier la lumière. Décline des espaces en plein air, abrités ou complètement clos. Et tisse des relations intimes entre intérieur et extérieur, entre paysage et habitat, entre espace public et privé. en savoir +
Il expérimente sans de cesse de nouvelles enveloppes pour habiter, des musées, des écoles comme des abris d'urgence, solutions d'hébergement contextuelles et pragmatiques pour les victimes de catastrophes naturelles.
Aujourd'hui, il conçoit une architecture avec des matériaux peu chers. Il expérimente des structures en papie ou containers ou des murs rideaux et des pièces modulaires montées sur roulettes dans des maisons élégantes à l'esthétique minimaliste.
En passant devant Beaubourg... Levez les yeux ! Vous découvrez le studio temporaire de SHIGERU BAN en terrasse.
Le Musée Nomade ? Il se monte avec des containers et des tubes de carton.
Change de forme selon la configuration du terrain. Et propose des espaces d'exposition modulables à souhait.
Quand il était petit...
Shigeru Ban rêvait d'être charpentier pour construire de grands bâtiments.
A NOS JARDINS, un événement drôle et instructif sur les jardins partagés
Regard d'architecte I mercredi 1er avril 2009 19h I Annecy / Le Pâquier I Organisé par la MA74 en collaboration avec le Palais de l'ïle
Etat des lieux du Pâquier du XIVe siècle à nos joursConférencier : Yann Bazin, animateur de l'architecture et du patrimoine de l'Agglomération d'Annecy et responsable du Palais de l'Ile.
A la fin du 14è siècle le Pâquier est un terrain offert à la ville par une dame Mossière "pour les ébats des enfants". En 1613 le comte Bernard de Menthon offre à son tour une grande parcelle de terre à la ville. Le Pâquier est notifié pour la 1ère fois sur le cadastre sarde en1730. Depuis cette date la ville n'aura de cesse d'acquérir toutes les parcelles limitrophes. C'est en 1852 que le parc atteint sa surface totale : 7 hectares et demi.
Et si le Pâquier devenait un jardin partagé ?
Tandis que la vraie histoire du Pâquier nous est contée, l'idée des jardins partagés prend forme comme une nouvelle façon d'occuper l'espace public. Et si une parcelle du Pâquier était divisée en lopins de terre confiés à la population ? Du temps des semences à la récolte, la communauté de jardiniers échange, s'entraide et on assiste à une éclosion de jardins pleine de poésie. L'idée est lancée comme un poisson d'avril qui pourrait séduire. Les graines de folie, troupe de théâtre d'impro, s'en empare jusqu'à floraison de rires. Du sérieux au loufoque, la conférence se change en spectacle drôle et percutant secouant les à priori et stimulant les opinions.
Quant au propos du jour ? Il est simplement d'étendre les points de vue sur l'espace vert et ses usages en site urbain. Entraide, solidarité, insertion : le jardin partagé cultive les liens. offrant des récoltes inédites mélant fruits, légumes et belles histoires de vie.
Les jardins partagés en bref...
Fin XIXe avec la loi du repos hebdomadaire, les ouvriers ont du temps libre sans savoir parfois comment l'occuper.
De là, nait l'idée des jardins ouvriers lancée par l'Abbé Lemire qui fonde 'La ligue française du coin de terre et du foyer'. Les jardins ouvriers seront renommés jardins familiaux en 1952 puis se développeront sous l'appellation jardins partagés sur le modèle des friches industrielles mises en culture par la population à New York.
Le saviez-vous ?
Les jardins partagés à Annecy, ce sont les jardins familiaux de Vovray mis en place depuis 1975. Au manoir de Novel, des jardins sont ouverts aux écoles. On parle aujourd'hui de jardins partagés à propos de l'aménagement du quartier Marius Rulland.
Café de l'architecture I mercredi 25
avril 2007 à 20h30 I Annecy I Galerie Chambre Claire
'Plein cadre sur le paysage en fabrication dans l'Etat de Genève'
avec Gilles Mulhauser directeur département nature et paysage, Etat de Genève
et
Marcellin Barthassat architecte
Une architecture qui prend en compte le vivant.
L'alternative du paysage renverse la démarche architecturale. Il s'agit de projeter pour comprendre et intégrer la complexité du vivant. Raisonner en terme substrat plutôt que d'édification. Penser le bâtît comme un biologiste décrypte un organisme. Là commence la grande aventure d'un art du bâti qui s'apparente à un laboratoire socio-biologique et répond à la mission d’ouvrir des espaces à habiter durable. L'architecture du sensible fait fleurir les formes sur des fondations humaines. Les édifications trouvent alors leur place dans un continuum naturel.
Comment l'urbanisme entre en conversation avec le paysage ?
Sur la table de travail : l’étude d’un plan territorial franco-suisse.
L’enjeu ? Préserver la singularité morphologique d’un vaste bassin pris entre influence alpine et jurassienne qui s’étend du Léman au lac d'Annecy. Le paysage est un enjeu majeur d’une nouvelle échelle du territoire : celle de la métropole franco-valdo genevoise. Pouvoirs publics suisses et français mettent en commun leurs expériences réciproque en terme de planification d’axes routiers ou de législation protectrice des arbres ou du littoral. Des associations rodées sur la question environnementale apportent connaissances et expertises.
Que désirent les habitants ? Comment voient-ils le paysage dans lequel ils vivent et qu’en attendent-il ? Aujourd’hui pouvoirs publics, collectivités locales et professionnels se mettent à l’écoute pour travailler à une vue d’ensemble permettant de garantir une urbanité à haute vitalité entre lacs et montagnes.
Dans le cadre de Vivre Les Villes
opération nationale initiée par les ministères de la culture, de l'équipement et de la cohésion sociale I Café de l'architecture I Mercredi 21 mars 2007 à 20h30 I Annecy / Palais de l'Ile
'Regards d'architectes sur les résidences pour personnes âgées' en partenariat avec le Palais de l'île / Musées
et châteaux d'Annecy
Quelle architecture pour une 3ème vie ?
Le café de l'architecture franco-suisse enrichit le débat sur établissements pour personnes âgées dépendantes (EPAD).
L'agglomération annécienne et le canton de Vaud se positionnent dans un même contexte : un sous-équipement en structures d’hébergement. Donc l'obligation d'augmenter le nombre de logements dans un court délai.
Réponse annecienne : 4 EPAD neuves en construction. La C2A proposera 310 lits supplémentaires d’ici 2010. Quel type d’habitat ? De grosses unités de 70 à 80 lits avec localisation au choix : maison de village à Poisy, centre de vie à la campagne à Argonay, établissement périurbain près de l'Aéroport à Meythet ou complexe citadin à Annecy dans le quartier des Fins. La priorité est donnée à l’accessibilité et la proximité des services. Partant d'un constat : les résidents sortent très peu des murs ; le bâti est conçu pour maximiser l’occupation au sol et développer l’autonomie des résidents grâce à des équipements à portée de main : sanitaires individuels, salle à manger sur le même niveau. La méthodologie : un projet d'architecture élu par concours sur un programme ficelé par l'administration. L'architecte oeuvre dans le cadre d'un cahier d'usage contraignant laissant peu de place à la réflexion sur les pratiques des résidents, formatées en amont par le commanditaire.
Réponse
vaudoise : priorité aux extensions, rénovations et reconversions de bâtiments existants avec un accent mis sur la mobilité de la personne âgée et la domesticité des lieux de vie. Partant d'un postulat : la mobilité des résidents est un soin de prévention à apporter à la personne âgée pour assurer sa bonne santé physique et morale ; le bâti traite les communications entre espaces intérieurs et extérieurs, les circulations au sein de l'établissement. Le résident parcourt un circuit de déplacement au fil de ses activités quotidiennes. La méthodologie : les architectes participent à l'élaboration du programme mis en concours. Le projet d'architecture élu met en oeuvre un bâti qui répond au programme. Il travaille en concertation avec les commanditaires et les équipes soignantes.
Du grand ensemble à la maison collective, de la chambre close au lit ouvert sur la vie de la résidence : l’habitat des personnes âgées se cogne à des usages et traitements culturels de la vieillesse. A commencer par le quotient du nombre de personnel (soignant + administratif) par résident : 0,9 en Suisse contre 0,5 en France.
Intervenants franco-suisse et public I Café de l'architecture du 21 mars I Annecy Palais de lîle.