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MUMBAI 2014, GEORGES ROUSSE
23',2014
Film de Sandra Calligaro (Photographie/Vidéo) et Julie Rousse (Création Sonore)


Projection dans le cadre des 15è Rencontres internationales d'Annecy CINÉMA et ARCHITECTURE
à la MJC de Novel du jeudi 21 nov. au dimanche 23 nov 2014. Entrée libre


L'atelier Georges Rousse à Bombay

viaduc de St Gervais - P. Valletviaduc de St Gervais - P. Valletviaduc de St Gervais - P. Valletviaduc de St Gervais - P. Valletviaduc de St Gervais - P. Vallet
viaduc de St Gervais - P. Vallet

 

 

 

 

 


julie rousse

3 questions Julie Rousse, créatrice de film (son)
avec Sandra Calligaro
( images), invitées des 15e Rencontres d’Annecy

Article paru sur le Dauphiné Libéré, le 20.11.2014

Parlez-nous de cet atelier de création de Georges Rousse à  Bombay, réunissant  de jeunes indiens de 7 à 17 ans issus d’un bidonville et de jeunes Lyonnais


Il y avait cette peur de rencontrer l’autre, si différent et très vite, même sans les mots, on a réussi à se trouver, se comprendre et partager. Chacun se donnait des conseils et montrait des techniques.  La création a été le lien pour trouver un nouveau langage. Nous travaillons dans deux salles ouvertes avec un regard mutuel sur les uns et les autres.
Dans l’une, l’atelier de peinture avec les plus jeunes indiens– 7 et 12 ans mis  pour la 1re fois en contact avec des pinceaux et des tubes de couleur. Dans l’autre, l’atelier de création où les adolescents indiens abordaient les notions de perspective et transformation de l’espace par l’anamorphose avec  les étudiants. Comment aborder l’architecture du lieu pour rendre cette étoile visible en 2 dimensions par l’appareil photo ? Ce fut des échanges de couleurs et un partage extraordinaire !

L’atelier a-t-il mis en jeu la perception de l’espace des uns et des autres ?
Oui. Dans le bâtiment, les gamins arrivaient en ribambelle. Il n’y avait pas de limite à l’entassement. Ils trouvent de l’espace là où nous n’en voyons plus. C’est pareil pour le sonore, le niveau de son est très élevé. Petit à petit, on s’habitue au bruit et à ces espaces microscopiques. Un chaos de vie emmène tout sur son passage. Dans ce quartier de  Bombai,  on est confronté à des endroits dans un état inimaginable. Un jour il y a une rue quelque part et peut-être un an après elle n’existe plus.  Au bout d’une journée, l’étoile était détruite, donnant une acuité nouvelle au caractère éphémère des installations de Georges Rousse. La photo était prise !


Comment avez-vous traité ces échanges extraordinaires avec les enfants ?
En faisant entendre leurs voix, cet enthousiasme  absolu qu’ils avaient à découvrir la peinture et les techniques et les petites perles qu’ils nous ont dites. Comme celle-ci venu d’un tout petit « En mélangeant les couleurs j’ai compris que si on se mélange tous ensemble, cela peut produire quelle que chose de nouveau. » Ils prennent tout ce qu’on leur offre, avec joie, curiosité et un plaisir d’apprendre inouï ! Leur travail autour de l’œuvre est l’axe principal du film. On voulait montrer quelque chose de très sensible. ll nous fallait aller plus loin, chez eux, rencontrer leur famille.  Le film parle de tout cela.
Propos recueillis par Carine Bel

 


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