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NICOLAS LELIEVRE
17 & 18 novembre 2011 à ANNECY /MJC NOVEL
exposition dans le cadre des 12è Rencontres internationales d'Annecy CINÉMA et ARCHITECTURE
Les 12èmes rencontres exposent un architecte ultrasensible, Nicolas Lelièvre. Diplômé en 2001, celui-ci se consacre très rapidement aux images. Le travail de Nicolas Lelièvre prend tout autant sa source dans l'observation du réel que dans l'intervention dans la matière même des images. Vidéos, photographies, installations, ses productions sont autant d'invitations faites au regard pour reconsidérer les espaces que nous partageons.
A l’occasion des Rencontres Cinéma et Architecture Nicolas Lelièvre présente trois travaux représentatifs de ses recherches autour de la perception des espaces urbains. Hosoi Roji use d'une astuce de prise de vue très simple pour révéler au regard un aspect singulier du tissu urbain de Tokyo tandis que Esquinas, réalisé à Buenos Aires, est un collage en constante transformation pour une évocation de la ville à la frontière de l'art vidéo et du documentaire. Lugares, pour sa part, met en scène un groupe de danseurs prenant les rues de Lisbonne comme terrain de jeu
À VOIR… À Tokyo, les interstices entre les bâtiments, mettent en œuvre une vision inattendue de la mitoyenneté. À Buenos Aires, les trames orthogonales qui donnent à la forme de la ville une grande rigueur alors que leurs orientations différentes perturbent cet ordre apparent. Ici ou là, l’architecture se frotte aux situations du quotidien produisant une expérience sensorielle troublante.
ESQUINAS (video,photo, 2’23, 2005)
Très imprégnée de culture européenne, Buenos Aires est pourtant quadrillée à la manière des villes américaines. Mais différents quadrillages se juxtaposent. Ces trames orthogonales donnent à la forme de la ville une grande rigueur alors que leurs orientations différentes perturbent cet ordre apparent. Le promeneur, mis en confiance par cette illusion de logique, se voit rapidement perdre ses repères. Cette forme générale, ainsi que la répétition de motifs (d’architecture, de sol, …) provoquent finalement la sensation de reconnaître un endroit tout en étant complètement perdu. Comme souvent dans les villes « tramées », on utilise pour se repérer les coins de rues, les croisements. Mais qu’est-ce qui ressemble plus à un coin de rue qu’un autre coin de rue, à un bloc qu’un autre bloc ?
Rien ne se / Tout se : Perd
vidéo, 2010
Première installation d'une série de trois, Perd présente deux tableaux animés faisant jouer le décor urbain avec la présence d'un corps en suspension dans un mouvement continu, sans début ni fin. À la frontière entre vidéo et photographie, ce travail réarrange les rapports entre espace, temps et geste pour inviter à les regarder de manière inattendue. Des effets spéciaux anti-spectaculaires pour des images presque en mouvement. Crée et Transforme, les deux autres volets de la série (actuellement en production), poursuivront l'exploration de ces principes. Perd a été réalisé avec la danseuse Angela Babuin.
Hosoi Roji
photographies, 2010
A Tokyo les bâtiments ne se touchent presque jamais les uns les autres. De cette singulière conception de la mitoyenneté résulte une infinité d’interstices étroits et obscurs, inutilisés pour la plupart d’entre eux. Les raisons (techniques, traditionnelles, économiques, légales, etc.) ne manquent pas pour expliquer l’existence de ces espaces omniprésents et pourtant invisibles. Cette série de photographies inverse la perception habituelle de ces «Hosoi Roji». La surexposition est ici employée pour rendre l’invisible visible et vice versa.
Hosoi Roji et Rien ne se / Tout se : Perd ont été réalisés en 2010 durant une résidence croisée entre le Tokyo Wonder Site (Japon) et le Cent Quatre (Paris)
Hosoi Roji images ci-dessous
BIOGRAPHIE
Architecte diplômé en 2001, Nicolas Lelièvre se consacre aux images. La vidéo et la photographie sont pour lui des moyens privilégiés pour interroger les rapports qu’entretiennent le temps et l’espace.
En résidence au 104/ Paris en 2010
Développe actuellement un travail en mosaïques - pâtes de verre sur bois en restant dans l’idée de la photographie.
FORMATION : architecte DPLG - Ecole d’Architecture de Bretagne (France), Université du Québec à Montréal (Canada)